Homélies

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23.06.2018
Titre : Nativité de saint Jean Baptiste
Auteur : Père Bernard Heudré


24 juin 2018

Si le mot n’avait pas pris une coloration particulière en raison des fêtes traditionnelles qui entourent Noël, nous pourrions dire qu’en cette fête de saint Jean Baptiste nous célébrons le Noël d’été, Noël voulant simplement dire « jour de naissance ». Six mois séparent la Nativité de Jésus de celle de Jean Baptiste. L’intervalle avait été révélé à Marie par l’ange Gabriel lors de l’Annonciation : « Voici que, dans sa vieillesse, Elisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois » (Lc 1, 36).
Comme vous le remarquez, l’évangile n’indique que l’intervalle de six mois, mais pas les dates. Celles-ci ont été choisies par les premières générations chrétiennes pour révéler le Christ comme lumière du monde. En effet, si sa naissance a été placée à proximité du solstice d’hiver qui a lieu le 21 décembre, au moment où les jours recommencent à croître, c’est pour célébrer la Lumière qui vient dissiper les ténèbres et le Jour qui l’emporte sur la nuit.
A l’opposé, aujourd’hui, donc six mois plus tard, au moment du solstice d’été, où les jours commencent à diminuer, nous célébrons la Nativité de saint Jean Baptiste, parce qu’il proclamait, parlant du Christ : « Lui il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3, 20), comme les jours qui commencent à diminuer.
Les évangiles et, à leur suite la liturgie, présentent la vie de Jésus et celle de Jean Baptiste en parallèle, à commencer par l’annonce de leur naissance et la révélation de leurs noms, communiqués par l’ange à Zacharie puis à Marie, deux noms qui définissent les missions reçues de Dieu comme des dons pour le peuple : Jean signifie « Dieu a fait grâce » et Jésus, « Dieu sauve ». Le parallélisme, pour aller jusqu’au bout, s’étend aux deux nativités de Jean et de Jésus, puis à leurs ministères et jusqu’à leurs martyres.
Rappelons d’abord que Jean est le fils d’une femme âgée et stérile, Jésus le fils d’une Vierge. On ne peut mieux exprimer combien ces naissances sont sur-naturelles, purs dons de Dieu, intervention directe de Dieu dans l’Histoire.
Il n’est pas sans intérêt de souligner ces deux conceptions d’enfant, surtout aujourd’hui, à une époque où les hommes sont en train de jouer aux apprentis sorciers en manipulant l’origine de la vie. Une naissance n’est pas un artifice ou un accident de l’histoire. Une naissance n’est pas un calcul destiné à satisfaire un besoin d’adultes, sans penser aux conséquences inévitables que cela peut avoir sur le développement de l’enfant. Lorsque s’annonce la naissance d’un enfant, c’est une histoire qui prend forme pour s’inscrire dans l’histoire de l’humanité. Dès lors, comment considérer un avortement comme un acte banal !
Second aspect du parallèle entre Jean Baptiste et Jésus, c’est la mission qu’ils vont remplir. Tous les deux viennent inaugurer un monde nouveau, une ère nouvelle, celle que nous sommes en train d’accomplir dans la vie de l’Eglise.
Elisabeth, au jour de la circoncision de son enfant, marque délibérément une rupture. La coutume veut, en effet, que l’enfant reçoive le nom de son père. Elle refuse ce prénom et déclare péremptoirement : « Il s’appellera Jean ». Elle affirme ainsi que le projet de Dieu devance tout projet humain. Dieu n’est pas dans la répétition, il ne s’enferme pas dans la coutume, dans l’habitude. Dieu ne cesse de faire naître un monde nouveau avec cette affirmation : « Voici que je fais toutes choses nouvelles ».
Comme nous l’a rappelé saint Paul en seconde lecture, le qualificatif de Précurseur donné à Jean signifie clairement qu’il vient indiquer la naissance d’un monde nouveau qui trouve sa plénitude en Jésus. Mais Jésus sait reconnaître ce qu’il doit à Jean. Il va même jusqu’à déclarer : « Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne n’est plus grand que Jean », mais il ajoute aussitôt, et cela nous concerne, « cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui » (Lc 7, 28).
Jean récapitule tout l’enseignement des prophètes, enseignement que Jésus reprend presque mot par mot au début de sa prédication. Certes Jean est inscrit dans l’Ancien Testament mais il nous permet d’enjamber vers le Nouveau Testament. C’est ce qu’illustre magnifiquement ce qui est pour moi la plus belle représentation du Baptiste, celle d’Auguste Rodin avec la statue qu’il a réalisée et qui est conservée au musée qui porte son nom à Paris. Jean marque le franchissement d’un pas fermement représenté, avec un pied dans l’Ancienne Alliance, l’autre dans la Nouvelle. De la main droite retournée en arrière, il désigne d’un doigt celui qui vient derrière lui.
Ainsi sont marquées les missions de Jean Baptiste et de Jésus, missions, et c’est le troisième parallèle, qui sont couronnées par le martyre, le don absolu de leur vie. Jean Baptiste, comme Jésus, est fêté dans sa naissance le 24 juin, et dans sa mort le 29 août. Oui, avec lui, le monde nouveau que Jésus met au monde est inauguré.
Tous les deux seront au service de la Parole, tous les deux révèlent le projet de Dieu pour l’humanité, un projet dont nous sommes, nous aussi, invités à être les acteurs, ce qui nous vaut cette parole de Jésus : « le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. » Le pape François dans une homélie faite pour la fête de saint Jean Baptiste déclare : « Le modèle que nous offre aujourd’hui Jean » est celui « d’une Eglise toujours au service de la Parole, une Eglise qui ne prend jamais rien pour elle-même », d’une « Eglise qui existe pour proclamer, pour être la voix d’une Parole… »
Comment cette figure de Jean vient-elle aujourd’hui nourrir ma foi, m’aider à vivre en disciple missionnaire du Christ ? A chacun de nous d’être cette Parole et d’en trouver le ton.
Amen
Père Bernard Heudré


18.06.2018
Titre : Homélie du dimanche 17 juin 2018
Auteur : Diacre Francklin Gracia, spsj


Ce qui, à nos yeux peux paraître insignifiant, peut être pour Dieu un moyen de révéler son œuvre. Aujourd’hui, il est question d’arbre. Nous connaissons l’importance des arbres. Ils donnent de la fraîcheur surtout quand il fait très chaud (j’en fais l’expérience moi-même puisque je suis né dans un pays où il fait chaud), ils protègent les sources, ils protègent le sol contre l’érosion, ils servent d’abris pour les oiseaux. Dans la première lecture, c’est le Seigneur Dieu lui-même qui prend une tige et la plante sur une montagne très élevée. Nous savons que la montagne dans la Bible c’est le lieu de la rencontre avec Dieu. C’est le lieu où il parle avec son peuple. C’est dans ce lieu de la rencontre qu’il plante cette tige pour qu’elle devienne cet arbre géant qui donne de l’ombre et qui abrite les oiseaux du ciel.
Dans l’Évangile, Jésus nous donne deux paraboles, la première est celle de la semence jetée en terre qui germe lentement, qui croît et qui porte des fruits. La deuxième parabole est celle de la graine de moutarde qui grandit et qui devient un grand arbre. Certains peuvent penser à la moutarde de Dijon qui est très bonne me semble-t-il et que certains aiment. Mais ce que Jésus veut nous faire est beaucoup plus profond que ça. Ces deux paraboles, il les donne pour expliquer ce que c’est le royaume de Dieu. Il veut nous faire comprendre que que le Royaume n’est ni une organisation politique ni un territoire géographique à l’instar des royaumes terrestres mais c’est un chemin en sachant que Jésus est lui-même ce chemin. Il est la présence du royaume et en même temps, il nous y conduit.
Le Seigneur nous invite à grandir mais aussi à laisser grandir en nous le royaume de Dieu à la manière d’une semence qui croît et qui devient un grand arbre au point que les oiseaux du ciel puissent y trouver une demeure. Pour cela, il faut de la patience. Regarder le grain qui est jeté en terre aujourd’hui ne va pas devenir un grand arbre dans un jour. Cela a besoin des mois, des années. Mais pour atteindre la maturité, il faut bien qu’on prenne soin de lui.
Nous, comme chrétiens membres du corps du Christ, le Seigneur a déposé en nous la semence d’amour. Il est lui-même cet arbre de vie sur qui nous pouvons nous appuyer. Comme des oiseaux, nous pouvons faire notre nid sur ses branches pour que nous puissions nous reposer dans son cœur aimant et accueillant. De même que nous faisons l’expérience du Christ, de même que nous avons la mission de conduire nos frères et sœurs à le rencontrer. Pour cela, il est important que nous sachions reconnaitre l’œuvre de l’Esprit Saint en nous, Lui qui est à l‘œuvre dans l’église mais aussi dans le monde car si des personnes rencontrent le Christ c’est parce que son Esprit agit dans les cœurs. Beaucoup sont ceux qui sont bouleversés par leur rencontre avec le Christ. Laissons-nous rencontrer par le Christ pour qu’il fasse grandir en nous cette semence du royaume. Le royaume de Dieu est un royaume de paix, de justice et d’amour. Nous sommes invités à construire par notre vie, quelque chose que quelqu’un attend. Il y a toujours quelqu’un qui nous attend même si nous ne sommes pas forcément conscients.
Chers jeunes, vous qui allez faire votre profession de foi, vous avez vécu, il y a deux semaines à Saint-Malo le weekend TIM. Vous avez sûrement fait l’expérience qu’il y a des jeunes comme vous qui sont heureux en suivant Jésus, des jeunes comme vous qui étaient capable de dire « je crois ».  Aujourd’hui, vous voici présents avec toute la communauté chrétienne de cette paroisse cathédrale, pour professer votre foi. Je veux vous dire que la foi est un don, un don que Dieu nous fait. Dire je crois c’est réveiller la foi de votre baptême. C’est aussi reconnaître la présence de la semence de la vie de Dieu en nous. La foi ne se mesure pas. Elle un don de Dieu mais un don qui est appelé à grandir. Si elle ne grandit pas, elle se dessèche. Je vous invite à considérer votre cœur comme un jardin, la plante c’est la foi et l’eau avec laquelle il faut l’arroser c’est la prière. Si notre foi n’est pas nourrie par la parole de Dieu, par la prière, elle se dessèche. La foi – en effet, ne naît pas de l’imagination de l’esprit humain mais, comme le rappelle saint Paul, « elle naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ ». En effet, la foi grandit quand elle est vécue comme expérience d’un amour reçu et quand elle est communiquée comme expérience de grâce et de joie. Elle rend fécond, parce qu’elle élargit le cœur dans l’espérance et permet d’offrir un témoignage capable d’engendrer : en effet elle ouvre le cœur et l’esprit de tous ceux qui écoutent à accueillir l’invitation du Seigneur à adhérer à sa Parole pour devenir ses disciples [Benoit XVI, la porte de la foi § 7]. Notre foi chrétienne grandit si nous la nourrissons par la prière. Mais ce n’est pas tout puisque nous ne pouvons grandir tout seul mais avec les autres. Cela nous permet de comprendre le vrai sens de la communauté de frères et sœurs que nous formons dans le Christ. Le pape François dit ceci « un chrétien isolé, c’est un chrétien en danger ».  Vous comprenez bien mes chers amis que la porte de l’Église vous est et vous sera toujours ouverte et que votre place vous attendra toujours car chacun de vous est un maillon dans la grande chaîne qui est la communauté chrétienne. Alors pensez-y !
Nous tous qui sommes présents ce matin, sachons que Dieu est toujours en train d’attendre notre réponse. Ainsi, nous pouvons cheminer vers lui en gardant toujours confiance comme nous le rappelle la deuxième lecture. Nous ne voyons pas le Seigneur de manière physique mais il est bien présent particulièrement dans le pain et le vin consacré. Parfois nous pouvons dire que nous n’y arrivons pas parce que nous sommes trop faibles. Mais Dieu dit à chacun « ma puissance se déploie dans ta faiblesse ».
Je vous invite frères et sœurs à regarder quelle semence que le Seigneur dépose en nous et que nous avons à prendre soin. Laissons-nous émerveiller devant l’œuvre de Dieu dans nos vies. Dieu dépose en nous une semence mais en même temps chacun de nous est une semence, une petite graine que Dieu dépose dans les différents endroits où nous sommes. C’est là que nous avons à porter du fruit. Soyons tous des arbres qui portent du fruit, qui donnent de l’ombre et qui servent d’abri pour les autres. Marthe Robin faisait cette prière « Seigneur, ne laisse aucun de ceux qui viennent à moi repartir sans être consolé ». Que cette prière soit la nôtre aujourd’hui afin qu’en notre cœur s’établisse le royaume de Dieu comme une semence dans une terre fertile.

Diacre Francklin Gracia, spsj


09.06.2018
Titre : Homélie du dimanche 10 juin 2018
Auteur : Père Bernard Heudré


10ème dimanche du temps ordinaire

Chacune de nos vies est marquée par des évènements qui restent pour nous une étape marquante et sur laquelle on aime revenir. C’est d’autant plus vrai si l’évènement est intervenu dans le cadre d’une décision personnelle ou prise pour nous dans un geste d’amour.
Ce dimanche notre communauté est en joie car c’est un tel événement que nous célébrons pour les quatre enfants qui reçoivent le baptême et pour les 23 qui font leur première communion.

Ce qui est merveilleux dans l’Église, c’est qu’il n’y a pas de super-chrétiens, à la différence de la société qui n’arrête pas d’établir des hiérarchies. Mais posons-nous une question : est-ce-que nous prenons suffisamment au sérieux la foi d’un enfant ? Je n’ai pas oublié cette belle affirmation du grand spirituel du XXème siècle qui était l’abbé Maurice Zundel : la foi d’en enfant est aussi importante que celle du pape. Et quand on connaît le pape François, on peut être sûr qu’il est profondément en accord avec cette affirmation.

S’il y a une expression difficile à supporter, c’est celle qui consiste à dire « avoir la foi ». La foi n’est pas quelque chose que l’on possède et on ne la perd pas comme on perd un objet. Non, la foi, c’est une semence de vie qui demande du soin, de l’attention et qui ne demande qu’à grandir. Plus que jamais, nous mesurons mieux aujourd’hui que dans la vie rien n’est jamais gagné. Il faut toujours remettre sur le chantier, accepter de se remettre en cause, vouloir inventer de nouveaux chemins pour se construire.
Quand je baptise un enfant, je ne peux manquer de me dire : qui sera-t-il dans dix ans, vingt ans, soixante ans et plus ? Que c’est beau l’histoire d’une vie qui se développe, s’épanouit, prend toute sa place dans la construction de l’histoire de l’humanité !

Faire confiance à la vie, c’est toujours le choix de Dieu. Sur chacun de nous il pose un regard de tendresse, comme peuvent le faire un père ou une mère sur leur enfant.
Voyez ce qui se passe avec Adam, comme vient de nous le rappeler la lecture du livre de la Genèse. Adam s’est laissé tromper par le serpent, image du mal qui rampe au cœur de tout homme, au cœur de notre humanité. Il a compris qu’il n’a pas répondu à la confiance que Dieu lui a faite. Il se cache. Mais Dieu ouvre aussitôt le dialogue avec cette question : « Où es-tu donc ? » Dieu ne peut se résoudre à perdre de vue qui que ce soit.
Dieu ne condamne pas. Il nous protège et nous met en face de nos responsabilités.
Si nous reconnaissons qu’il y a une grande part de mystère dans tout ce que nous vivons, si nous acceptons de ne pas tout comprendre, d’être dépassés face aux réalités de certaines situations, si nous admettons que les grandes questions peuvent rester sans réponse définitive, alors animés par la lumière de la foi, nous pouvons changer notre regard, nos paroles. Sans chercher à justifier l’échec, la différence, la souffrance, nous pouvons les porter avec d’autres. Ce changement d’attitude nous permet de découvrir que Dieu est avec nous dans ce combat.

Mais n’oublions pas les conseils que Jésus nous a donnés dans l’Évangile entendu à l’instant.
D’abord par la parabole de la maison en situation de conflit. Ce genre d’incident est bien connu. Il se produit dans les partis politiques, dans les associations, dans les familles et même dans l’Église. Le serpent perfide et perturbateur sera écrasé par un sauveur qui libèrera l’humanité. Nous reconnaissons Jésus comme ce sauveur. Il s’annonce lui-même comme cet homme fort qui protège la maison.

Le deuxième message de Jésus est une sévère mise en garde contre ce qu’il appelle le blasphème contre l’Esprit. Je ne donnerai qu’un exemple : tromper un enfant, ne pas mettre notre vie en accord avec les conseils qu’on lui donne, ne pas prendre au sérieux ses engagements en ne lui permettant pas de les assumer. Accueillir la joie d’un enfant qui demande le baptême ou qui fait sa première communion suppose de notre part, à nous adultes, parents ou communauté paroissiale, de continuer à l’accompagner. Ce serait un terrible mensonge si la Première Communion devait devenir la dernière.

Le troisième message de Jésus, c’est la nouvelle famille qu’il cherche à réunir. Il sait que la partie est loin d’être gagnée. Même ses proches, ainsi que vient de nous le rappeler l’évangile, ne le comprennent pas au point qu’ils cherchent à le récupérer et le ramener à la maison car ils pensent qu’il a perdu la tête.
A tous, y compris Marie, il a fallu du temps pour découvrir qui il était vraiment. Alors Jésus regarde ceux qui sont assis autour de lui, alors que sa famille est restée en dehors de la maison, et il a cette magnifique affirmation qui devrait nous réjouir tous car il nous appelle à cette relation : « Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère ».
C’est ce Dieu, qui n’enferme pas mais qui ouvre ses bras le plus largement qui soit, que nous sommes invités à accueillir. Passer à côté, c’est passer à côté de la vraie vie. Comme l’a rappelé l’un des plus grands philosophes d’aujourd’hui, Marcel Gauchet : « Plus les dieux sont grands, plus les hommes sont libres ». Saurons-nous être à la hauteur de cette liberté ?
Amen

Père Bernard Heudré