Éditorial

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13.01.2018
 Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer les migrants et les ré
Auteur : Pape François, Message pour la journée mondiale

« En créant le nouveau Dicastère pour le service du développement humain intégral, j’ai voulu qu’une section spéciale, placée ad tempus sous mon autorité directe, exprime la sollicitude de l’Eglise envers les migrants, les personnes déplacées, les réfugiés et les victimes de la traite. Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus Christ, qui s’identifie à l’étranger de toute époque accueilli ou rejeté (cf. Mt 25, 35-43). Le Seigneur confie à l’amour maternel de l’Eglise tout être humain contraint à quitter sa propre patrie à la recherche d’un avenir meilleur. Cette sollicitude doit s’exprimer concrètement à chaque étape de l’expérience migratoire : depuis le départ jusqu’au voyage, depuis l’arrivée jusqu’au retour. C’est une grande responsabilité que l’Eglise entend partager avec tous les croyants ainsi qu’avec tous les hommes et femmes de bonne volonté, qui sont appelés à répondre aux nombreux défis posés par les migrations contemporaines, avec générosité, rapidité, sagesse et clairvoyance, chacun selon ses propres possibilités. A ce sujet, nous souhaitons réaffirmer que notre réponse commune pourrait s’articuler autour de quatre verbes fondés sur les principes de la doctrine de l’Eglise : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer ».


06.01.2018
Dieu de partout
Auteur : Père Bernard HEUDRE

Je me souviens de l’une des premières questions du catéchisme questions-réponses que nous apprenions par cœur : « Où est Dieu ? Dieu est partout, au ciel, sur la terre et en tout lieu. » Ainsi nous était rappelé que Dieu ne se laisse pas enfermer dans nos catégories humaines du temps et de l’espace, pas plus que dans notre seul horizon social, intellectuel et spirituel. La grande découverte que nous révèle la Bible, de la première à la dernière page, c’est la progressive découverte par le peuple d’Israël, grâce au message des prophètes et plus encore de Jésus, que Dieu ne fait pas de différence entre les hommes et les appelle tous au salut. Mais, en même temps, passez-moi l’expression, Dieu a les pieds sur terre. C’est ce que nous célébrons dans ce temps de Noël. Par l’enfant de Bethléem, Dieu a plongé dans notre humanité. Il vient marcher avec nous, vivre au plus près nos expériences humaines, partager nos peines et nos joies, nos convictions et nos incertitudes. Dieu à la fois le Tout-Autre et le Tout-Proche. N’est-ce pas un merveilleux message à accueillir en ce début d’année nouvelle ? Certes, nos vœux veulent rejoindre les désirs ressentis par ceux à qui nous les présentons, mais ils ne peuvent se cantonner à cela. Ils doivent rejoindre le sens profond de la bénédiction du pape donnée à l’occasion des grandes fêtes : « Urbi et orbi – A la ville et au monde ». Dieu a le regard large et nous invite à adopter le même regard, un regard qui cherche à aller partout car c’est là qu’il est présent.


30.12.2017
La sainte famille
Auteur : Père Jean-Baptiste Nzimulinda

La page d’évangile d’aujourd’hui nous présente la première famille en sainteté. Sa sainteté ne réside pas en ce qui la différencie de nos familles mais en ce qui la caractérise : l’amour, l’unité, la fidélité à la Loi et la confiance en Dieu. La famille de Joseph et Marie est un foyer d’amour et d’unité où chacun est attentif aux appels de l’Esprit et veut accomplir sa vocation propre. L’enfant est un don de Dieu confié à la famille et à la société par le Créateur. Les parents doivent recevoir les enfants que Dieu leur donne avec joie. Ils doivent imiter la démarche de la sainte famille en conduisant leurs enfants à l’Eglise pour recevoir les sacrements. Le premier devoir des parents consiste à aider les enfants dès leur jeune âge à vivre leur consécration baptismale, pour leur parfait épanouissement et pour l’accomplissement de leur vocation propre. L’avenir des enfants dépend des parents mais aussi de nous tous, de toute la société. Ainsi, les enfants ont besoin de bons exemples des parents et de toute la société. Nous avons tous à changer, à cultiver les valeurs humaines et chrétiennes. Si notre foi rayonne, les enfants vont certainement nous imiter. Rappelons que la famille est une institution divine. L’Eglise nous rappelle aujourd’hui que la famille chrétienne est fondée sur l’unité : un seul homme, une seule femme, pour la vie et ceci pour l’épanouissement de tous les membres de la famille. La famille chrétienne est fondée sur le Christ grâce au sacrement de mariage. L’Eglise invite aujourd’hui les parents chrétiens à vivre leur amour, leur paternité et leur maternité au nom de l’évangile. En célébrant cette fête, il est aussi intéressant d’ouvrir nos regards sur la famille plus large encore comme nos communautés ecclésiales. Nous formons une grande famille de par notre baptême, et ce qui vaut pour cette grande famille, pour notre communauté ecclésiale vaut aussi pour nos familles respectives : s’accepter différents, éviter la domination, être humble et souple, le pardon mutuel, s’aimer tel qu’on est. La famille qui fait siennes ces valeurs aide les enfants à s’épanouir et à grandir en sagesse.


30.12.2017
La sainte famille
Auteur : Père Jean-Baptiste Nzimulinda

La page d’évangile d’aujourd’hui nous présente la première famille en sainteté. Sa sainteté ne réside pas en ce qui la différencie de nos familles mais en ce qui la caractérise : l’amour, l’unité, la fidélité à la Loi et la confiance en Dieu. La famille de Joseph et Marie est un foyer d’amour et d’unité où chacun est attentif aux appels de l’Esprit et veut accomplir sa vocation propre. L’enfant est un don de Dieu confié à la famille et à la société par le Créateur. Les parents doivent recevoir les enfants que Dieu leur donne avec joie. Ils doivent imiter la démarche de la sainte famille en conduisant leurs enfants à l’Eglise pour recevoir les sacrements. Le premier devoir des parents consiste à aider les enfants dès leur jeune âge à vivre leur consécration baptismale, pour leur parfait épanouissement et pour l’accomplissement de leur vocation propre. L’avenir des enfants dépend des parents mais aussi de nous tous, de toute la société. Ainsi, les enfants ont besoin de bons exemples des parents et de toute la société. Nous avons tous à changer, à cultiver les valeurs humaines et chrétiennes. Si notre foi rayonne, les enfants vont certainement nous imiter. Rappelons que la famille est une institution divine. L’Eglise nous rappelle aujourd’hui que la famille chrétienne est fondée sur l’unité : un seul homme, une seule femme, pour la vie et ceci pour l’épanouissement de tous les membres de la famille. La famille chrétienne est fondée sur le Christ grâce au sacrement de mariage. L’Eglise invite aujourd’hui les parents chrétiens à vivre leur amour, leur paternité et leur maternité au nom de l’évangile. En célébrant cette fête, il est aussi intéressant d’ouvrir nos regards sur la famille plus large encore comme nos communautés ecclésiales. Nous formons une grande famille de par notre baptême, et ce qui vaut pour cette grande famille, pour notre communauté ecclésiale vaut aussi pour nos familles respectives : s’accepter différents, éviter la domination, être humble et souple, le pardon mutuel, s’aimer tel qu’on est. La famille qui fait siennes ces valeurs aide les enfants à s’épanouir et à grandir en sagesse.


22.12.2017
Un chemin d’annonciation
Auteur : Père Bernard Heudré

En écrivant le titre de cet éditorial je me suis arrêté. Fallait-il le pluriel ou le singulier pour parler de ce qui est au cœur de l’Evangile de ce jour ? Car des annonciations, il y en a d’autres dans la Bible. D’abord au livre des Juges (13, 1-5) celle qui annonce la naissance de Samson. Il y a l’ange du Seigneur, l’annonce à une femme stérile de la naissance d’un fils et la résistance de celui-ci à une occupation étrangère, celle des Philistins. Il y a ensuite, aux premières pages du Nouveau Testament, l’annonciation à Zacharie de la naissance de Jean Baptiste, celui qui prépare la route au Seigneur et déclare, comme l’a rappelé l’Evangile de dimanche dernier : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jean 1, 26) ; puis l’annonciation à Joseph (Matthieu 1, 18-25) qui obéit à la demande de l’ange de prendre chez lui Marie et ainsi inscrit Jésus dans une généalogie ; et enfin l’annonciation par excellence, celle à Marie, celle qui est le véritable but de toutes les autres. Mais au fait, est-ce que l’expression devenue habituelle est bien juste ? N’est-ce pas être fidèle au message de l’ange que de parler de l’annonciation de Jésus car la pointe du récit ne porte pas sur la personne de Marie mais sur la naissance du Fils de Dieu. Certes Jésus ne peut se passer de sa mère mais c’est lui que vient annoncer l’ange : « Tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus ». La vénération de Marie a toute sa place dans notre foi chrétienne mais n’oublions jamais qu’elle se définit elle-même comme « La servante du Seigneur ». C’est à la fois son humilité et sa grandeur.


17.12.2017
Soyez dans la joie, priez et rendez grâce
Auteur : Francklin Gracia, spsj

Nous approchons pas à pas vers la fête de Noël où Dieu montre toute la profondeur de son amour miséricordieux pour l’humanité en venant planter sa tente parmi nous. En Lui, l’humanité atteint sa perfection. Aujourd’hui, les textes de la parole de Dieu nous invitent à être particulièrement dans la joie. Le prophète Isaïe nous entraine dans cette joie puisqu’il annonce un message d’espérance pour tous ceux qui ont le cœur brisé et de la libération pour les prisonniers. Tant de personnes n’ont pas d’espérance, tant de personnes ont le cœur brisé et blessé par les différents aléas de la vie, tant de personnes sont prisonniers peut-être de l’injustice, du repli sur soi, de la drogue ou de toute sorte de dépendance. Toute personne quelle que soit sa situation a droit à une espérance nouvelle puisque chacun a du prix aux yeux de Dieu. Saint Paul, dans la deuxième lecture, lance un vibrant appel à vivre dans la joie. La joie chrétienne jaillit de la source de la joie du cœur débordant du Seigneur. Cette joie, nous pouvons l’avoir que si nous sommes en relation avec Dieu ; et la meilleure manière c’est de rester dans la prière. Par la prière, nous parlons à Dieu comme un ami et nous élevons nos cœurs vers lui. Dans cette communication avec Dieu, il est important que nous sachions lui rendre grâce pour ce qu’il est et ce qu’il fait. Le Seigneur est parmi nous. Il nous donne sa joie pour que notre joie soit parfaite. Frères et sœurs, que notre joie soit contagieuse. Elle n’appauvrit personne mais elle enrichit beaucoup. Par un sourire ou un simple geste, nous pouvons rendre heureux beaucoup notamment tous ceux qui pensent ne pas être aimés. Que nous sachions témoigner de la présence de celui qui se tient au milieu de nous et que beaucoup ignorent encore.


08.12.2017
« Préparez… »
Auteur : Père Rhod Sakani

« Qui veut aller loin ménage sa monture » entendons nous dire très souvent. Avec ce deuxième dimanche du temps de l’Avent, le prophète de l’Avent, Jean Baptiste, entre en scène. Et avec Marc dans l’évangile, il nous fait savoir que c’est une bonne nouvelle qui nous est annoncée. Dans notre monde d’aujourd’hui avec tout ce que nous vivons : conflits, insécurités, guerres, attentats, assassinats, épidémies et pandémies, chômage… comment pouvons-nous parler de bonne nouvelle ? Les médias ne cessent de nous distiller des choses atroces et horribles. Et quand nous échangeons entre nous, les conversations tournent autour des évènements malheureux et douloureux ; Quelle place alors pour les bonnes nouvelles ?

Et pourquoi pas ! L’évangile de ce jour débute en ces termes : « Commencement de l’évangile » en d’autres termes « de la bonne nouvelle ». Il s’agit de la bonne nouvelle de l’amour de Dieu. « Cette parole, qui demeure pour toujours, est entrée dans le temps. Dieu a prononcé sa parole éternelle de façon humaine ; « son verbe s’est fait chair » (Jn 1, 14), c’est le Christ qui est déjà venu, qui vient et qui se tient au milieu de nous.

Oui dans nos situations, même les plus désespérées, ce même Dieu proclamé par Isaïe dans la première lecture, vient à notre rencontre. Il est toujours du côté des petits, des humbles, des laissés pour compte. Il n’abandonne pas le malheureux ; il vient ; et il nous faut donc lui préparer le chemin. À tout moment c’est lui qui fait le premier pas vers nous. Avec lui le mal n’aura pas le dernier mot. Voilà cette bonne nouvelle qui ne cesse d’être proclamée mais que beaucoup n’entendent plus à cause de multiples bruits dont nous sommes encombrés ou dont nous nous encombrons à notre époque.
Viens Emmanuel !




04.12.2017
Prenez garde, veillez 
Auteur : Père Roger AFAN, op.

Dans un monde marqué par de nombreuses évolutions sociales et technologiques rapides, les laissés pour compte sont nombreux. Le désir spontané est celui de la sécurité : l’assurance d’un emploi, et l’accès au logement, à l’éducation, aux soins, etc.... Tout cela est nécessaire. Et toute personne en responsabilité le sait bien : il faut prévoir son budget, son planning, son travail comme ses loisirs. Au milieu d’une multitude de sollicitations, de propositions, d’activités possibles, il faut faire des choix, gérer son temps et son argent, anticiper les problèmes. Prévoir, anticiper sont devenus les maîtres mots de la société marchande. Celles et ceux qui ne parviennent pas à répondre à ces exigences se voient marginalisés et parfois exclus de la vie sociale. Mais la volonté de tout maîtriser peut devenir néfaste et finalement nous rendre sourds et aveugles à l’essentiel, c’est-à-dire l’attente de ce qui dépasse toute prévision humaine. En effet, la vie chrétienne suppose surtout un engagement à tourner le regard au-delà de la seule réussite sociale. Le temps de l’Avent est là précisément pour nous ré-veiller. La Parole de Dieu nous rappelle que veiller c’est agir sur tout ce qui doit changer dans notre vie ; c’est renoncer aux comportements qui nous détournent de Dieu et des autres.


25.11.2017
Fêtons le Christ, Roi de l’univers
Auteur : Père Jean Perrin

En célébrant le dernier dimanche de l’année liturgique, nous fêtons « le Christ, Roi ». Cette fête a été instaurée dans un contexte historique particulier, entre les deux guerres mondiales. L’étendard du Christ Roi galvanisait les mouvements d’action catholique et la liturgie servait de tremplin. Heureusement la réforme du Concile Vatican II en a infléchi l’orientation quelque peu triomphaliste en ajoutant au titre « de l’univers » et en diversifiant les lectures des trois années. En cette année A, nous trouvons une riche variété d’accents :
L’insistance dans la première lecture sur le Roi berger de son peuple. Désormais nous dit Ezéchiel : C’est le Seigneur lui-même qui va devenir le berger. « C’est moi qui ferai paître mon troupeau… ».
Saint Paul dans la deuxième lecture nous parle du pouvoir royal du Ressuscité.
Enfin le jugement de tous les peuples, autre fonction royale traditionnelle.
Ces accentuations ne s’excluent évidemment pas, elles se complètent et doivent être situées dans la perspective de la venue du Seigneur : « Jésus parlait à ses disciples de sa venue. Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire … ».
Matthieu nous révèle un aspect essentiel du jugement dit «dernier», l’identification du Christ avec celui qui manque du nécessaire pour vivre.
En disant « c’est à moi que vous l’avez fait », le Roi est désormais le pauvre, l’affamé, l’étranger, le prisonnier, le malade… Et si le verdict est pour demain, c’est aujourd’hui que tout se joue dans la relation à l’autre.
Celui qui est venu pour que le monde ait la vie poursuit sa logique jusqu’au bout. Il attend que ses sujets soient au service de la vie dès maintenant. L’important c’est maintenant, Mère Térésa disait : « Hier n’est plus, demain n’est pas encore. Nous n’avons qu’aujourd’hui. Commençons ».
Père Jean PERRIN




19.11.2017
Les talents, fausse monnaie ?
Auteur : Père Bernard Heudré

Ne nous y trompons pas, le mot « talent » est un mot piégé. Dans notre langage courant, il veut dire les dons naturels à déployer au service du Seigneur et des autres, ce qui conduit à interpréter cette parabole dans un sens moralisateur, tentation à laquelle il est si facile de céder.

Il faut d’abord rappeler le contexte dans lequel Jésus prononce cette parabole. Nous sommes à la fin de l’évangile de Matthieu. Dans les chapitres 24 et 25, Jésus nous délivre un discours consacré à la Venue du Fils de l’homme et à l’attitude à adopter dans l’attente de son jour, discours qui culmine dans le célèbre tableau du Jugement dernier que nous entendrons dimanche prochain.

Avec la parabole des talents, nous sommes invités à prendre dès aujourd’hui notre part à l’avènement du Royaume en accueillant les dons de Dieu, symbolisés par ces fameux talents qui, dans le langage de la parabole, désignent une unité monétaire. Le talent, à l’époque où parle Jésus, représente une masse d’environ 26 kg d’or ou d’argent. Même un seul talent représente déjà une petite fortune.

Le maître qui part en voyage désigne le Christ. Les serviteurs sont ceux qui le suivent : les apôtres, les disciples, nous aujourd’hui. La somme « remise à chacun selon ses capacités » n’est donc pas un faire-valoir mais une mission, l’Evangile à annoncer, le trésor par excellence, la vraie monnaie.

Que cette parabole entendue aujourd’hui soit donc pour nous une interpellation qui doit nous maintenir dans une vigilance active ! Quel est mon engagement pour le Royaume de Dieu dont je dois servir la croissance dans le temps de l’histoire ? En outre, en cette Journée mondiale des pauvres voulue par le pape François, quelle est mon attention et mon service des pauvres ?

Père Bernard HEUDRE




11.11.2017
Dieu qui nous a créés ne nous sauvera pas sans nous
Auteur : Père Rhod Sakani

La sentence de Saint Augustin sur le salut de l’humanité moyennant sa participation explique l’attitude à tenir devant Dieu qui nous donne de pouvoir vivre et accueillir sa grâce en la laissant nous transformer. L’évangile de ce jour met en scène à travers une parabole vivante deux groupes de filles invitées à des noces. C’est dire déjà que le Seigneur montre que l’essentiel de la parabole se situe dans la rencontre avec l’époux qui est « l’objet » de la joie finale de celles qui le rencontrent. Oui le Royaume de Dieu est d’abord et avant tout un don, une invitation, une promesse que le Seigneur propose à chacun de nous. Il nous y convie tous sans exception aucune. A nous d’y répondre ou pas. Mais entre cette promesse que le Seigneur nous fait et sa réalisation, il y a le temps de la vie que Dieu nous offre pour pouvoir nous préparer à ses noces, à cette ultime rencontre avec Lui. Comme aucune des vierges n’est nommée, elles pourraient désigner chacun de nous quand le Seigneur viendra à notre rencontre. Nos œuvres de miséricorde corporelle ou spirituelle seront là comme ces lampes allumées pour nous éclairer dans le noir et veiller auprès de nous déjà endormis dans le sommeil de la mort. Nous sommes donc invités dès l’instant présent et non demain à nous préparer quotidiennement à recevoir l’époux qu’est le Christ. Seigneur Jésus, qu’il sera dur pour quelqu’un d’entendre ce verdict : « je ne vous connais pas ». Pourtant tu donnes à tous le temps de se faire des réserves. Accorde-nous cette sagesse qui nous fera demeurer toujours prévoyants au cours de notre vie terrestre afin de ne pas être surpris de ta venue. Seigneur, viens à notre secours !


04.11.2017
Ils disent et ne font pas
Auteur : Père Jean PERRIN

Dans son discours à la foule et aux disciples, Jésus commence par reconnaître que les autorités visées enseignent bel et bien dans la chaire de Moïse. La haute dignité dont ils sont investis est pleinement reconnue ainsi que le contenu de leur enseignement. « Tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le ». Néanmoins, le comportement de ces autorités contraste de manière flagrante par rapport à leurs paroles : « Ils disent et ne font pas ». Jésus condamne : • l’hypocrisie de leur comportement. Car ils ont plus souci de sauver les apparences que de se convertir en profondeur à la Loi qu’ils édictent. • l’inhumanité de leur légalisme, au point qu’ils ne peuvent eux-mêmes suivre les préceptes qu’ils imposent. • l’orgueil de leur suffisance qui les fait mépriser les petits et se croire propriétaire du salut. Typique, la prière du pharisien de la parabole sur ce plan : « Seigneur, je te remercie de ce que je ne suis pas comme les autres hommes qui sont... Moi... je... ». « Moi... je... ». Qui de nous ne s’est jamais surpris à être parfois un peu Pharisien ? Il ne s’agit pas de nier nos capacités, nos talents, nos aptitudes, il s’agit de ne pas en faire un tremplin pour être élevé. « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé ». Oui, le Christ nous invite à rectifier notre regard ou plutôt à appendre à voir. Le plus grand, donc le plus honorable, le plus respectable c’est celui qui a le plus le sens du service ; et il faut tout faire pour acquérir cette vraie grandeur. Tout talent à moi, confié, tout don reçu doit fructifier, non pour ma propre gloriole ou ma vaine gloire, mais pour un meilleur service de mes frères. Nous n’avons qu’un seul maître pour nous enseigner, c’est le Christ dont l’autorité est exclusivement tournée vers le service, le pardon, la guérison. Jésus nous redit sans cesse que ce qui nous sauve, c’est l’amour inconditionnel de Dieu notre Père. Que notre seul signe c’est la croix ; notre seul titre, enfants de Dieu.


29.10.2017
Aimer Dieu et aimer son prochain
Auteur : Francklin Gracia

Frères et sœurs, l’Evangile de ce dimanche nous invite à contempler le visage de Dieu et le visage du frère à travers un même regard : celui de l’amour. Puisque Dieu dans sa bonté a créé l’homme à son image et à sa ressemblance, il a voulu qu’il soit aimé du même amour que lui. Il ne s’agit pas de Dieu ou l’homme mais bien de Dieu et l’homme. Comment peut-on aimer Dieu sans aimer son frère ? En aimant, l’homme s’ouvre à une dimension qui à la fois lui est inhérente et en même temps qui le dépasse. Car il se laisse toucher par l’action même de Dieu qui lui communique son identité. Cette révélation s’accomplit d’une manière pleine et définitive dans la personne de Jésus qui s’offre à son Père et à toute l’humanité en donnant sa vie librement par amour. Le piège des pharisiens permet à Jésus de les conduire au cœur d’une réalité très grande. Les commandements que Dieu donne à son peuple sont un chemin de vie mais l’amour est le point central autour duquel ils convergent. Il ne s’agit pas de mépriser les autres commandements mais plutôt de comprendre la supériorité de l’amour par rapport à tous les autres. « Aime et fais ce que tu veux » disait st Augustin. Celui qui aime comprend tout. Laissons-nous aimer par Dieu pour que nous puissions aimer nos frères et sœurs. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus l’avait bien compris quand elle déclare « La charité me donne la clé de ma vocation […], au cœur de l’Eglise, ma mère, je serai l’amour ».


21.10.2017
Toutes portes ouvertes
Auteur : Père Bernard Heudré

Alors que tant de portes se ferment, alors que tant de cœurs se durcissent, Isaïe aujourd’hui nous invite à ne pas craindre les courants d’air : « Aucune porte ne restera fermée ». Le prophète, avec une audace incroyable, nous dit que Dieu peut choisir n’importe qui pour accomplir son œuvre de salut. La preuve : il a fait de Cyrus, un roi non israélite, un « consacré », paré du titre de « messie ». Mais attention, ne nous y trompons pas ! Le véritable héros libérateur n’est pas Cyrus – même s’il a permis aux israélites exilés de regagner leur pays – c’est Dieu lui-même. C’est lui qui a choisi Cyrus et lui a donné sa force. C’est lui qui ouvre « les portes à deux battants » et prend par la main chaque homme pour lui faire découvrir le beau chemin de la liberté. En fidélité à son Père, Jésus adopte le même comportement. A chaque fois qu’on veut le piéger, l’enfermer, avec habileté et assurance, il desserre tout ce qui pourrait porter atteinte à la dignité de l’homme et cela, avec une seule règle, celle que nous donne aujourd’hui, le psalmiste : « Rendez au Seigneur la gloire et la puissance ». En jouant avec l’image de César inscrite sur la pièce de monnaie, Jésus la retourne pour nous en faire voir la vraie face. Alors que César réclame son image pour lui payer l’impôt, Dieu, nous dit Jésus, ne demande que son image inscrite en nous. Sans cesse, il nous rappelle que nous avons été créés « à son image et à sa ressemblance » et que, chaque jour, nous devons essayer de faire briller cette image en nous. La plus belle lumière que chaque visage puisse faire rayonner est celle qui brille sur le visage de Dieu et qui ne demande qu’une chose : se refléter sur notre propre visage. Dieu, pour cela, est toujours portes ouvertes.


13.10.2017
Comment es-tu entré ici sans porter un habit de noce ?
Auteur : Père Rhod Sakani

Bien aimés dans le Seigneur, La parabole du festin des noces que nous propose la liturgie de ce jour nous enseigne d’entrée de jeu que la vie est une fête organisée par le Seigneur. Nous y sommes tous conviés. Répondre à une telle invitation, c’est entrer dans le monde de Dieu où se célèbre l’amour avec Lui-même. Que nous soyons bons ou mauvais, riches ou mendiants, le maître de la vie nous annonce que « tout est prêt », le seul critère est d’être sur la route. Mais cette invitation rencontre une indifférence, parce que nous avons mille raisons d’apposer un refus, traiter l’invitation avec mépris. Malgré ce refus, le Roi de la parabole ne se décourage pas. Il continue les préparatifs. Pourquoi apposer un refus ? Cette parabole a bien une histoire et une leçon. Une histoire : le Roi représente Dieu ; les premiers invités représentent le peuple juif, les serviteurs du Roi sont les prophètes, puis le Christ et les apôtres. La seconde vague d’invitations auprès des mendiants seraient l’ouverture de la nouvelle alliance vers les païens. S’agissant de la leçon, nous pouvons la résumer en ceci : L’invitation de Dieu est généreuse, mais sa patience admet des limites. Un invité a été pris en défaut de ne pas avoir porté la tenue de noces. Il est exclu de la fête et la sanction est terrible. Que représente donc l’habit qui est la condition d’accès à ce banquet ? Nous pouvons dire que c’est la foi, mais une foi exprimée et soutenue par l’amour. Ce n’est qu’une telle foi qui est véritablement une réponse à l’appel de Dieu. Répondre à un tel appel ne saurait être une simple parole mais bien plus profondément des actes positifs à poser vis-à-vis de Dieu et de nos frères et sœurs. Une telle réponse doit se faire de manière libre et responsable. Enfin l’amour, encore et toujours l’amour. Et Saint Jean de la croix a écrit : « Au soir de notre vie, nous serons tous jugés sur l’amour ». Que le Seigneur nous donne de répondre pleinement à son appel pour réjouir son cœur généreux à notre égard, toujours tourné vers l’idée d’une noce réussie. Amen


06.10.2017
Dieu nous ouvre sa confiance en permanence.
Auteur : Père Jean PERRIN

En cette période de vendanges, la liturgie de nos dimanches d’automne nous propose l’image de la vigne. Image connue pour désigner le peuple d’Israël, les vignerons représentant les autorités de ce peuple. Cette comparaison se retrouve tout au long de la Bible, chez plusieurs prophètes, dans les psaumes et bien sûr dans l’Évangile. Image d’un monde viticole qui représente la relation d’amour entre Dieu et sa vigne, entre Dieu et son peuple. Image néanmoins pas toujours idyllique lorsque Jésus nous présente la parabole des vignerons homicides, qui rejettent cette relation et ne veulent vivre qu’à leur propre compte. Dans cette parabole, c’est toute l’histoire du peuple de Dieu. Le Dieu de l’Alliance aime son peuple, il ne cesse de lui envoyer des messagers. Ils ont tous connu le sort des serviteurs de la parabole, tués, persécutés, emprisonnés, jusqu’à ce que Dieu envoie son propre Fils, Jésus. Ils le crucifient : « Voici l’héritier...tuons-le ! ». De tout temps, Dieu a voulu faire confiance aux hommes pour bâtir un monde fraternel, de justice et de paix, pour faire naître son Royaume. Dans l’ensemble des récits de la Bible jusqu’à la passion du Christ nous avons devant les yeux la narration de cette confiance, bafouée, trahie. Le péché du peuple de Dieu, notre péché, c’est l’appropriation de la vérité, l’appropriation de la vie, des hommes, des territoires, des richesses de la terre. Malgré cela Dieu, nous ouvre sa confiance en permanence, il continue à faire confiance, mais il ne force personne à collaborer à son projet. Son Royaume aboutira avec des ouvriers autres que les ouvriers homicides : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle. C’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ». A nous de ne pas gaspiller les trésors de la vigne donnés par le Seigneur. Ne refusons pas le salut qu’Il nous offre.


29.09.2017
Dire et faire
Auteur : Père Bernard Heudré

Les deux événements célébrés dimanche dernier et aujourd’hui sont une réponse à un appel permanent de la Parole de Dieu et que Montaigne a remarquablement exprimée : « C’est sans doute une belle harmonie quand le dire et le faire vont ensemble ! » A soixante ans de distance, le oui de Francklin lors de son engagement dans le diaconat et le rappel de celui vécu par le Père Jean Ruault le jour où il reçut l’ordination sacerdotale sont une illustration de cette harmonie. En s’engageant à la suite du Christ, ils ont choisi de vivre ce qui exprime le plus fort de la relation de Jésus à son Père : l’obéissance. Il y a des oui trop faciles qui n’engagent pas la profondeur de l’être. Il y a des non qui ne sont pas fermés sur eux-mêmes et qui, dépassés, révèlent la vérité de l’engagement. Au fond, l’obéissance, c’est vivre cette belle demande du Psaume de ce dimanche : « Dirige-moi par ta vérité… » L’amour dans la vérité dont Jésus a été le témoin par excellence est la force dynamique essentielle du vrai développement de chacun d’entre nous et de l’humanité tout entière. L’amour n’est pas la pulsion d’un moment, ne s’enferme pas dans le seul sentiment comme on voudrait nous le faire croire aujourd’hui, non, l’amour doit empoigner notre être et le mettre en mouvement. Ce qui importe pour nous croyants, c’est de faire le lien entre ce que nous vivons et notre foi en Jésus Christ. Le seul et vrai ressort de tout engagement, c’est l’expérience de Dieu, Amour éternel et Vérité absolue.


22.09.2017
Dieu aime brouiller les cartes !
Auteur : Frère Gérard Guitton

Dieu sans cesse brouille les cartes de nos prévisions. C’est le sens de la conclusion de cet évangile : « Les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » En effet la parabole en son premier sens est très injuste : ceux qui travaillent le plus ne sont pas plus récompensés que les derniers arrivés dans la vigne du maître. Mais au lieu de chercher à déduire notre salaire de la durée de notre travail, Jésus nous appelle à regarder du côté de la générosité du maître, c’est-à-dire vers Dieu lui-même. C’est le maitre, et lui seul qui promet et fixe le salaire de la journée, c’est lui qui ne cesse d’embaucher le matin, à midi ou le soir à la tombée du jour. Ainsi le sens actuel de cette parabole est : les travailleurs du matin sont les premiers croyants, les membres du peuple juif, et aujourd’hui tous ceux qui se croient seuls « bons chrétiens », ou pratiquants réguliers un peu trop sûrs d’eux. Quant aux derniers convertis de la 11e heure, ils sont comme le bandit qui s’adresse avec confiance à Jésus sur la croix. La parabole nous révèle que le maitre est le seul vraiment bon. Comme le dit la première lecture : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées et vos chemins ne sont pas mes chemins. » Abandonnons nos calculs trop humains et suivons celui qui est le seul Vrai, le seul Bon, le seul qui nous rassemble dans son amour et son immense bonté.


16.09.2017
La grâce du pardon 
Auteur : Roger AFAN, op.

Le passage de l’Évangile de ce dimanche montre que l’homme ne peut indéfiniment vivre avec une âme fermée, un esprit vengeur, des pensées rancunières, un cœur non réconcilié. Pierre comprend que le pardon est nécessaire même s’il coûte de le redonner plusieurs fois. Sans pardon, la vie ne serait qu’une foire d’empoigne, un enchaînement de règlements de comptes. Il n’y a pas une famille, une communauté, une fraternité où l’on n’ait besoin de se réconcilier chaque jour. Après des conflits et des guerres, seules les réconciliations authentiques permettent de franchir une nouvelle étape pour le vivre ensemble. Seule la réconciliation vécue par le pardon permet de ramener une paix profonde. Sans doute, on peut se demander à quoi sert le pardon quand le mal est fait ? A la lumière de l’Évangile, nous pouvons répondre. En effet, Jésus nous apprend que Jamais un homme n’est grand que lorsqu’il sait s’élever par l’abaissement du pardon donné, demandé et partagé. Le pardon est plus puissant que tous nos actes et nos discours sur le cours du monde. On devient un homme libre, un chrétien heureux et un vrai fils du Père, seulement lorsqu’on accepte, enfin, de pardonner, non sans exigence parfois, mais toujours, sans compter !


09.09.2017
Tout faire pour sauver l’autre
Auteur : Père Rhod Sakani

En ce dimanche 10 septembre 2017, XXIIIe dimanche du temps ordinaire de l’Année A, les textes de ce jour mettent en scène le rapport de soutien réciproque que l’homme doit avoir envers son frère. Dieu, par la bouche du prophète Ezéchiel, compare la relation des croyants entre eux à celle d’une sentinelle chargée d’assurer la protection de la Communauté. Le devoir est dans les deux sens : la parole de Dieu donnée au prophète ne doit pas rester muette, elle doit pouvoir convertir d’une part ; d’autre part celui à qui cette parole est destinée est appelé à en prendre conscience et à en faire bon usage. Ceci est un appel à plus de collaboration dans l’édification mutuelle des frères au sein de la Communauté des croyants. Je suis le gardien de mon frère, de ma sœur et eux sont à leur tour mes gardiens. C’est le même esprit qui traverse en fil rouge, le texte de l’évangile de ce jour qui nous montre un chemin de réconciliation ou de correction fraternelle à trois étapes : aller voir seul à seul, celui qui nous aurait fait du mal pour le lui révéler ; prendre un frère-témoin, en cas de résistance et enfin faire appel à la Communauté ecclésiale. Faisons-nous suffisamment usage de schéma simple que nous propose le Seigneur pour ramener nos frères perdus et tordus sur le bon chemin ? Apprends-nous, Seigneur, en communauté, à vivre non pas les uns à côté des autres mais les uns avec les autres. Amen.


02.09.2017
Qui perd gagne !
Auteur : Père Jean Perrin

Dimanche dernier, nous avons entendu la magnifique profession de foi de l’apôtre Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Et la béatification du Christ : « Heureux es-tu Simon, ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. » Le moment est venu pour Jésus d’annoncer à ses disciples que sa mission passe par la souffrance, par la mort sur une croix pour ressusciter le 3ème jour. La souffrance et la mort ses disciples la refusent pour lui, le Fils de Dieu. Comme nous rejetons spontanément la souffrance et la mort pour ceux que nous aimons. Ce que Pierre voudrait et nous aussi, c’est que Dieu selon la pensée des hommes, le Dieu de nos rêves, le Dieu fabriqué par notre imagination, évite tout mal, toute souffrance, toute catastrophe. Jésus lui, le Christ le Fils du Dieu vivant va connaître la persécution, la croix, la mort violente : « Etre tué et le troisième jour ressuscité ». Apparemment Pierre n’a pas entendu le dernier mot et il se rebiffe. Ce qui lui vaut la très dure invective de son maître : « Passe derrière moi Satan ! tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! » Satan, l’adversaire, celui qui est contre la pensée de Dieu, ne veut pas entendre parler de souffrance, ni de mort, ni non plus de résurrection. Son univers est celui du succès, de la gloire, de la réussite. Mais que sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient à perdre son âme ? Nous connaissons tous hélas des gens qui courent comme des forcenés après l’argent, le pouvoir, les honneurs et qui n’ont plus de vie personnelle et finissent par être esclave de leur propre système. « Ne prenez pas pour modèle le monde présent », écrivait Paul aux chrétiens de Rome. Dans la capitale de l’Empire ils étaient bien placés pour être tentés par toutes les valeurs du monde présent. Dès lors l’apôtre les invite : « à renouveler leur façon de penser ; pour savoir reconnaître ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu » ; à offrir un culte spirituel qui est l’offrande de soi : « lui présenter votre personne tout entière. » Et n’oublions pas surtout l’aboutissement du chemin de Jésus et le nôtre. Ne faisons pas comme Pierre et Satan qui n’entendent pas que Jésus annonce sa résurrection : « Le Fils de l’homme va venir dans la gloire. »


30.06.2017
Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne d
Auteur : Père Arsène Dosso

Ce 13ème dimanche du temps ordinaire nous invite à nouveau à prendre notre croix à la suite du Christ. Ce n’est certes pas le temps de la passion, mais le temps de l’Eglise qui nous invite à expérimenter la vie en Christ. C’est une vie exigeante pour le fidèle du Christ, mais il est assuré de la continuelle action de la grâce de Dieu : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ». La dignité du chrétien se dessine dans la personne du Christ. Le premier effort de chaque chrétien consistera donc à savoir renoncer à l’amour de soi pour s’ouvrir à l’amour de Dieu et au service du prochain. Le deuxième effort est à percevoir dans la qualité de l’accueil que nous réservons à nos frères en Christ : toute notre affection doit être purifiée de la vaine gloire et du vice. Enfin notre nième effort doit être d’imiter l’exemple de la charité de la femme Sunamite. Tout en comptant sur l’intercession des Apôtres Pierre et Paul dont nous faisons mémoire en ce jour, demandons au Seigneur la grâce d’une vie chrétienne toute remplie de charité !


23.06.2017
Ne craignez pas, je suis avec vous jusqu’à la fin des temps...
Auteur : P..Jean PERRIN

Jérémie comme Paul et Jésus lui-même nous parlent aujourd’hui de situation de conflits et de menaces : hostilité et persécution, mort et vie ... Mais c’est chaque fois pour nous inviter à ne pas craindre et même appeler à la joie. Le contraire de la foi n’est pas l’incrédulité, ni l’athéisme, mais la peur. Jésus a bien raison en envoyant ses Apôtres en mission de les mettre en garde. « Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu ». De la même manière que le Fils met en lumière la vérité du Père par l’action de l’Esprit, les apôtres sont appelés à dévoiler l’œuvre de la Bonne Nouvelle dans le monde. Peut-être se trouveront-ils parfois comme Jérémie face à une opposition qui cherche leurs failles et traque leur erreurs pour les pousser à la faute : «Tous mes amis guettent mes faux pas». Cependant Jésus ne les invite pas au conflit mais à faire la vérité pour manifester la valeur et la dignité de toute vie : «Vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux». Aujourd’hui à la messe de 10 h 30, 28 enfants vont communier pour la première fois. Vous souvenez-vous de votre première communion ? Pas seulement du décorum, mais de ce que vous avez ressenti, éprouvé. Une première fois, c’est toujours important dans l’existence d’un être. Ce mélange de crainte, d’appréhension et aussi de joie, de bonheur. C’est toujours important, parce que c’est comme une naissance, un engendrement. Une réalité qui n’existait pas, quelque chose ou quelqu’un que l’on ne connaissait pas surgit dans notre histoire. Mais il y a aussi les premières fois qu’on nous a racontées, de celles-ci nous ne nous en souvenons pas très bien, mais nous savons qu’elles ont existées. La première fois où vous vous êtes redressés pour risquer un premier pas, pour aller à la rencontre de ceux qui vous aiment. La première fois où vous avez ouvert la bouche pour dire papa, maman, pour entrer en relation à l’autre. On a pu nous en parler, nous les décrire et nous avons découvert qu’il y avait comme un plus, plus de vie, plus de joie. Si bien que nous n’étions plus comme avant. Quelque chose en nous avait changé, d’ailleurs il est facile de repérer un avant et un après autour d’une première fois. J’aimerai vous décrire davantage cette rencontre avec Jésus dans l’hostie, mais je ne le peux pas parce qu’elle est différente pour chacun de nous. Elle est faite de tout ce que nous savons, de tout ce que nous connaissons de lui ; mais surtout elle est faite de tout ce que le Seigneur nous révélera de LUI. La veille de sa mort en instituant le pain en son corps, Jésus ne voulait pas seulement nous donner des espèces à consommer une fois en passant ; il voulait qu’en nous rassemblant le Jour du Seigneur pour partager le Pain et la Parole, nous devenions son corps, une communauté fraternelle, une communion. Le véritable mystère de notre foi, c’est dans le fait qu’en partageant le pain eucharistique nous devenions de plus en plus son corps.


16.06.2017
Il est grand le mystère de la foi
Auteur : Père Roger AFAN, OP.

Il y a huit jours nous avons célébré la fête de la sainte Trinité, portant nos regards vers le mystère d’un Dieu qui est dans son unité même communion du Père, du Fils et de l’Esprit. Or ce Dieu en qui nous croyons, dont le mystère est tellement au-delà de tout ce que nous pourrions imaginer, s’est rendu proche de notre humanité, au point de nous rejoindre en son Fils qui est venu partager notre condition humaine. Pour accomplir l’amour du Père, le Fils s’offre à nous dans le sacrement de l’eucharistie. En effet, à la source de l’eucharistie, il y a l’offrande que le Christ a faite de sa personne pour nous et pour la multitude. Mais l’eucharistie n’est pas simplement le rappel de ce que le Christ a vécu en donnant son corps et son sang. Elle est en même temps nourriture pour nous. C’est ce qui fait de l’eucharistie un si grand mystère. Chaque fois que nous accueillons en vérité le pain et le vin, devenus corps et sang du Christ, nous recevons la grâce de lui être unis au plus intime de nous-mêmes. Demandons à Dieu qu'Il nous donne de Le respecter et de L'aimer assez fortement pour nous laisser toujours conduire par Lui, pour que la communion au corps et au sang du Christ transforme toute notre vie. Que la fête de ce jour soit pour nous l’occasion de contempler à nouveau le don inouï dont est porteur le sacrement de l’eucharistie.


09.06.2017
La Sainte Trinité : Père et Fils et Esprit Saint
Auteur : Jean Gaston RALAY NIRINA

Chers amis, nous avons achevé la fête pascale par la célébration de la Pentecôte dimanche dernier et nous entrons dans le temps ordinaire. Aujourd’hui, l’Eglise célèbre la Sainte Trinité. Nous savons bien qu’il n’y a pas de mot Trinité dans la Bible mais on y voit les mots Dieu ou Père, Jésus ou le Fils et l’Esprit Saint. C’est à partir de ces 3 noms et surtout à partir des leurs œuvres d’amour et d’unité que l’Eglise a formulés le mot Trinité. Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé, Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Dieu a tellement aimé : cet amour est le principe et la source suprême du salut. Il a aimé le monde, ce monde déchu, pécheur, en révolte contre lui ; il a aimé notre humanité tout entière à laquelle il destinait cette manifestation de son amour. Il a donné, non seulement envoyé, mais abandonné, ce qu'il avait de plus cher, son Fils unique, il l'a livré pour nous tous. Amen.


03.06.2017
De la peur à l’audace …
Auteur : Père Jean PERRIN

Les Apôtres, après les évènements de Pâques, se trouvent paralysés par la peur, incapables de faire quoi que ce soit. Certains même sont peut-être tentés de tout oublier et de recommencer une nouvelle vie ailleurs, sous d’autres cieux, avec d’autres Dieux ! Toujours est-il lorsqu’arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, les apôtres se trouvaient réunis tous enPère Jean PERRINsemble, barricadés à l’intérieur de la maison par peur. La peur c’est parfois aussi notre expérience quotidienne. Tant les clameurs du monde se font prégnantes : La clameur des migrants, contraints d’abandonner leur terre d’origine, nous interroge et nous inquiète … ; Le cri des victimes et de ceux qui se sont enfermés dans la violence, nous feraient oublier « le chemin de la vie » pour nous faire croire qu’il n’y a plus qu’un « chemin de mort » ; La clameur des pauvres, toujours plus esclaves d’un système économique qui creuse de plus en plus l’abîme entre ceux qui ont et ceux qui n’ont rien. La clameur de la terre, elle-même épuisée par une exploitation et une instrumentalisation des ressources … Il nous faut prendre la mesure de toutes nos peurs, de toutes nos angoisses, si nous voulons comprendre ce qui se passe en ce jour de Pentecôte et entrer dans l’espérance qui va naître du don de la paix et de l’effusion de l’Esprit. « La paix soit avec vous ! » Il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. » Cette effusion de l’Esprit qui ouvre de nouveaux chemins, il nous faut la demander et l’accueillir. Oui, ouvrons-nous à ce souffle de l’Esprit. Laissons-nous envahir et emmener par ces chemins nouveaux. Laissons-nous guider par l’Esprit-Sait qui fait toutes choses nouvelles, qui guérit ce qui est blessé, assouplit ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rend droit ce qui est faussé. Le chemin parcouru par les disciples de la peur à l’audace peut devenir notre chemin à travers nos angoisses, nos doutes, nos lassitudes et nos découragements. La difficulté, c’est que dans le contexte qui est le nôtre, nous sommes plutôt envahis par la peur de l’autre, le besoin de se rassurer, de se protéger, de se barricader, de rester chez soi. Oui, reconnaissons-le humblement nous sommes plutôt tentés de nous calfeutrer dans nos certitudes et nos manières de faire qui ont, en leur temps porté des fruits, mais nous oublions que le Christ nous donne sa paix et nous envoie. Tout au long de l’Evangile, Jésus lui-même ne cesse d’appeler ses disciples à rejoindre le large, à jeter les filets en haute mer, à quitter les ports pour aller sur d’autres rives, à ne pas regarder en arrière, à passer son chemin pour aller vers d’autres villages. Notre pape François parle souvent « des périphéries et d’aller vers elles… des ponts à bâtir et non des murs. » En cette fête de Pentecôte, écoutons le Christ nous dire : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie et je vous donne ma Paix. »


26.05.2017
Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glo
Auteur : Père Arsène Dosso

Après la célébration de l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ, l’Eglise nous invite à méditer sur la profondeur de sa prière dite « sacerdotale ». Cette prière a pour but essentiel « la glorification » du Père par le Fils et la communion de ses disciples au mystère de sa Passion et de sa Résurrection. Dans cette péricope, Saint Jean l’évangéliste présente Jésus dans une attitude de prière toute particulière à l’heure de sa passion : Il prie en s’adressant à Dieu son Père pour lui-même, pour ses disciples et pour tous les croyants, afin de les réconforter. La prière est motivée par le fait que le Christ allait quitter le monde corporellement, alors que ses disciples resteraient seuls dans ce monde. Pour suppléer à cette absence, il prie le Père de les faire entrer dans la dynamique de la « vie éternelle » qui consiste à « connaître le seul vrai Dieu, et celui qu’il a envoyé, Jésus Christ » par la puissance de l’Esprit Saint. Cette prière devient un enseignement nouveau sur le mode de relation que le disciple du Christ devra entretenir avec Dieu. Cette heure de la passion est aussi l’heure de la glorification, où ceux qui se disent « adorateurs » du Christ, doivent maintenant l’adorer « en Esprit et en Vérité » (Cf. Jn. 4, 23). C’est à travers une « communion aux souffrances du Christ » pour le bien comme dit saint Pierre, que le Christ continuera d’être glorifié en Nous. Prions pour que l’Esprit de Dieu nous aide à vivre en chrétien.


19.05.2017
Un bon avocat
Auteur : Père Bernard Heudré

Dans le tourbillon des évènements qui se succèdent à vitesse accélérée, face à toutes les sollicitations qui nous sont faites, accompagnées de promesses aussi incertaines qu’illusoires, il est facile de perdre pied et ne plus savoir à quel saint se vouer. Les marchands de salut ont le verve habile pour capter notre attention et nous faire croire que tout sera mieux qu’avant. Certes nous ne pouvons avancer sans confiance mais pas seuls, sinon le désarroi risque vite de nous assaillir. C’est au moment où Jésus commence son discours d’adieu qui occupe quatre chapitres entiers de l’Evangile de Jean qu’il invite à la confiance. Il ne nous abandonne pas mais nous promet un autre mode de présence. « Je prierai le Père, et il vous donnera un autre défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de Vérité… » Ce mot défenseur traduit le mot grec transcrit en français sous le nom de Paraclet. Ce mot emprunté au vocabulaire juridique désigne celui qui est appelé auprès d’un accusé pour l’aider et le défendre. Le sens premier est donc avocat, auxiliaire, défenseur. Jésus ne nous abandonne pas, il nous donne son Esprit prêt à venir à notre secours. Cet Esprit nous défendra dans l’adversité contre l’ennemi extérieur qui vient nous menacer, mais aussi contre l’ennemi intérieur, contre nous-mêmes, guettés par la tentation de la tiédeur et du relâchement. Le meilleur avocat qui soit nous est ainsi donné. Il ne cesse de nous remettre debout pour avancer dans la joie en témoignant de l’espérance qui est en nous.


13.05.2017
Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie !
Auteur : Père Jean Gaston RALAY NIRINA

Chers amis, en ce 5ème dimanche du Pâques, Jésus va préparer à ses disciples leur place dans la maison de son Père, c’est pourquoi, il leur montre qu’il est le Chemin, la Vérité et la Vie ; nul ne vient au Père que par lui. Souvent, la raison humaine cherche toujours au loin ce que la parole de Dieu lui présente tout près. Ainsi Marthe reléguait dans un lointain avenir l'espérance de la résurrection de son frère et Jésus lui dit : "C'est moi qui suis la résurrection et la vie." De même ici, Thomas prétend ignorer le chemin mais il l'a devant les yeux, c’est pourquoi, Jésus lui répond : c'est moi qui suis le Chemin, c’est-à-dire, il est lui-même le médiateur vivant qui s'unit au croyant et ainsi le conduit à la communion avec Dieu. Il l'est en tant qu'il est la Vérité, c'est-à-dire la révélation complète de Dieu même, la Vérité que l'homme doit s'approprier personnellement pour être sauvé. Il est par là même la Vie, parce qu'il est pour le croyant la source unique de la vie de l'âme, de la vie éternelle ; tellement que quiconque ne puise pas cette vie en lui demeure dans la mort. De ces prémisses résulte cette sentence absolue qui se comprend d'elle même après de telles paroles : « Nul ne vient au Père que par moi ». En effet, le Sauveur est, d'une manière constante, pour le croyant, le Chemin, c'est-à-dire le moyen d'arriver au Père, en étant pour lui la Vérité et la Vie. Il l'est, sans doute, plus ou moins complètement, selon le degré de notre communion avec lui. Amen.


06.05.2017
LE BON PASTEUR
Auteur : Arsène Dosso

Ce dimanche est traditionnellement appelé Dimanche du « Bon Pasteur » pour nous aider à approfondir notre relation avec le « Ressuscité ». Une condition pour le rencontrer est « d’écouter » sa « voix » à partir de la proclamation de l’Evangile ou du kérygme des Apôtres. Une autre condition est d’accepter le « baptême » comme un chemin de conversion. Enfin la nième condition est de se laisser transformer intérieurement par les motions du Saint Esprit. C’est l’Esprit de Dieu qui distingue Jésus des autres pasteurs qui ne pensent qu’à leurs intérêts égoïstes. Lui, Jésus, dévoile à travers sa vie et ses paroles le visage miséricordieux d’un Dieu qui appelle sa créature à recevoir la vie en surabondance.


22.04.2017
La paix soit avec vous 
Auteur : Père Roger AFAN, OP.

Cette salutation est employée par Jésus-Christ lorsqu'il retrouve ses disciples après sa résurrection. La formule a traversé le judaïsme, le christianisme et l'islam. Compte tenu des menaces de guerres qui pèsent sur l'humanité, il serait bon de s'entendre Jésus nous redire « la paix soit avec vous ». Que nous puissions nous saluer en souhaitant la paix à « tous ceux qui sont en Christ (1P 5, 14) ; que la paix soit avec tous les hommes puisque c'est pour tous que Jésus est mort, pour tous qu'il a vaincu la violence par sa résurrection. « La paix soit avec vous » ! C'est encore ainsi qu'aujourd'hui un évêque (et lui seul) peut ouvrir une célébration eucharistique en saluant l'assemblée. Durant nos eucharisties, lorsque nous disons « la paix soit avec vous », il serait bon que cette formule soit plus qu'une simple phrase mécanique, c’est-à-dire un mot d'ordre. Lorsque nous sommes invités à nous donner la paix, nous sommes bien sûr poussés à donner un signe de paix à celui ou celle qui nous est proche dans l’Église, même si parfois nous le faisons avec beaucoup de réticence à cause des différences sociales, culturelles ou raciales. Dans et au-delà de l’Église, que « la paix soit avec vous » imprègne nos comportements, afin que nous montrions au monde que nous suivons un Maître de paix, qui n'a voulu que la paix, même pour ceux qui se sont montrés violents à son égard.


14.04.2017
Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie
Auteur : Père Bernard Heudré

Jésus nous dit qui il est. Il répond à une remarque de l’apôtre Thomas. Jésus vient d’annoncer qu’il part nous préparer une place et dit : « Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin ». Thomas, avec son sens habituel du concret, rétorque : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » C’est alors que Jésus lui donne son identité. Le Chemin, c’est-à-dire une route toujours à parcourir. Jamais nous n’avons fini d’apprendre à connaître Jésus. Accepter de le suivre, c’est accepter de ne pas nous installer dans notre relation avec Lui. Dans tout être humain, il y a toujours une part d’inconnaissable. A plus forte raison dans Celui qui est vrai Dieu et vrai homme. La Vérité, c’est-à-dire la lumière pour ne pas perdre la route. La vérité de la foi n’est pas un catalogue, elle est une personne. Certes, nous avons besoin des points de repère que sont les dogmes et toute la tradition de l’Eglise. Mais l’authentique démarche de foi consiste à laisser le Christ habiter en nous, en faire une présence, un face à face toujours renouvelé. La Vie, la vie en plénitude au-delà de nos approximations de vie. Avec Jésus, pas question de vivoter. Bien au contraire, accueillir et faire briller l’étincelle allumée au matin de Pâques. Par cette icône du Christ dont le nom est indiqué par ses premières lettres grecques, il nous est présenté par la gestuelle de sa main droite : trois doigts rapprochés pour nous dire qu’il est de la Trinité ; deux autres dressés en signe de bénédiction pour nous dire qu’il est vrai Dieu et vrai homme. En ce jour de Pâques, laissons le regard du Christ plonger dans le nôtre pour nous assurer de sa Vie.